Mettre son logement en location saisonnière, c’est un revenu intéressant… mais cela expose parfois à payer la taxe d’habitation. Propriétaire, savez-vous dans quels cas vous restez redevable même si votre bien n’est pas occupé en permanence ? Voici ce que dit la loi et ce que changeront les récentes évolutions.
En France, la taxe d’habitation s’applique, depuis la réforme, principalement sur les logements qui ne sont pas des résidences principales. Or, pour les locations saisonnières (type Airbnb, meublés de tourisme…), la question se pose : qui paie ?
Le principe est simple : si personne n’occupe le logement au 1er janvier, ou si ce n’est pas un locataire longue durée, c’est le propriétaire qui est redevable. Même si le bien sert de location saisonnière ou reste vide une partie de l’année, la loi considère que le propriétaire garde la « jouissance » du bien : il peut y séjourner, le prêter ou même le laisser inoccupé, mais il en garde la disposition juridique.
Une importante décision du tribunal administratif de Nîmes en mars 2026 a rappelé ce point : même si le propriétaire affirme que le logement sert à la maintenance ou à la préparation pour la prochaine location, cela ne suffit pas à échapper à la taxe d’habitation. La justice regarde qui, concrètement, pouvait occuper le logement à la date clé du 1er janvier.
Il existe néanmoins des ouvertures potentielles pour alléger la note fiscale à l’avenir. En effet, à partir de l’imposition 2027, les communes et regroupements de communes pourront, s’ils le souhaitent, exonérer la taxe d’habitation sur les meublés de tourisme, mais cette décision sera locale et prise par vote.
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